Etudier au Danemark

Danemark

Myriam a 24 ans. Il y a trois ans, étudiante en faculté d’histoire à Lyon III, elle décide de faire sa maîtrise au Danemark dans la ville de Arhus. Aujourd’hui elle s’est installée à Copenhague où elle poursuit ses études et sa vie.

Quelles furent tes motivations pour partir ?

Je voulais voir autre chose, découvrir de nouvelles façons de suivre des cours, rencontrer des gens et accessoirement perfectionner mon anglais ! Je trouvais les méthodes d’apprentissage en France parfois trop rigides, trop académiques.

Et ce choix du Danemark ?

J’étais attirée par les pays de la Scandinavie. C’était pour moi un choix alternatif face aux pays anglophones comme l’Angleterre ou les USA ; et puis c’était beaucoup moins loin que l’Australie pour pouvoir revenir de temps en temps.

Pas trop difficile de comprendre les Danois ?

Les danois sont tous bilingues : j’avais un niveau de base en anglais et j’ai très bien pu me débrouiller. En plus sur place j’ai trouvé que leur prononciation de l’anglais était plus abordable que l’accent américain à couper au couteau !

Comment as-tu vécu ton arrivée ?

Pendant les 2 ou 3 premiers jours je me serai cru en Chine : je veux dire que j’avais du mal à comprendre comment fonctionnaient les bus, les horaires de magasins… Tout était écrit en Danois alors j’étais perdue. Mais les Danois sont très serviables : ils répondaient toujours à mes questions. Le plus dur, c’était d’être seule.

Tu as pu facilement te faire des amis ?

En fait dès la première semaine j’ai rencontré des Danois à l’auberge de jeunesse ; une fois installée au kollegium (ndlr : résidence étudiante), je me suis vite fais des amis, eux aussi en Erasmus et de toute nationalité ! Pour les bons plans, les Erasmus sont les pros, ils connaissent tous les trucs gratuits ou les moins chers ! Fêtes et aventures garanties…

Comment se passe l’entrée dans une nouvelle faculté ?

La faculté de Arhus était très bien ; l’administration était efficace et bien organisée. Elle proposait toujours de bons renseignements. Le plus long consistait seulement à recevoir tous les papiers civils nécessaires.

Tu as pu réaliser ton mémoire et ta maîtrise dans de bonnes conditions ?

Mon sujet traitait des recherches préhistoriques danoises. Je travaillais sur des livres en anglais. J’ai aussi pu réaliser un stage dans un musée à Arhus. Je restais en contact par mail avec ma directrice de mémoire française. Il est important de bien la choisir car elle m’a beaucoup aidée pour la bibliographie et la préparation de mon oral à Lyon.

Ensuite, tu as souhaité poursuivre tes études là-bas ?

Oui, je fais ma vie avec un Danois… Après ma maîtrise j’ai fait des petits jobs à Arhus ; le soir je prenais des cours de Danois afin de préparer des concours d’entrée aux écoles nationales. J’ai été reçue à l’Ecole Royale des Sciences et de l’Information à Copenhague, où je me suis installée.

Les conditions de vie au Danemark sont-elles faciles ?

La vie est un peu plus chère. Laitages et produits frais sont moins accessibles et souvent moins “gastronomiques” qu’en France (ndlr : Myriam est végétarienne élevée au bon fromage de Savoie). Les transports sont aussi coûteux mais tous les étudiants se déplacent en vélo, que l’on trouve d’occasion facilement.

Et la société Danoise ?

Les Danois ont beaucoup de pudeur. Et ils sont d’une grande gentillesse, et n’ont pas autant d’étiquettes qu’en France : le chef d’entreprise ou le prof ne sont pas des dieux suprêmes ; au contraire ils peuvent avoir tort et c’est même bienvenue de les tutoyer.

On peut voir aussi par exemple des papas avec des tatouages et des piercings : les gens les prennent quand même au sérieux et ne les jugent pas. Par contre les danois sont très réglos lorsqu’il faut payer le bus ou leurs impôts. Les salaires, les possibilités de trouver un emploi et les différences sociales sont moindres qu’en France. Les jeunes sont beaucoup aidés.

Ayant connu Arhus et Copenhague, que peux-tu en dire ?

Copenhague est plus cosmopolite ; toutes sortes de gens s’y côtoient. Par exemple Vesterbro est un quartier avec des familles, des prostituées, et des étudiants… La capitale est aussi plus belle et compte beaucoup plus de centres culturels et d’animations. Néanmoins Arhus est une plus petite ville où les gens se connaissent plus facilement ; tu n’es pas isolé.

Comment te sens-tu dans cette expérience ?

Aujourd’hui je suis plus autonome, plus sûre de moi. Chaque jour est fait de rencontres, de découvertes et d’apprentissage ; vivre à l’étranger me donne l’opportunité de garder l’esprit ouvert. Et puis j’ai rencontré Michael…

Le truc à faire ?

Je conseille vraiment d’aller contempler le lever du soleil à Skagen : c’est le point le plus au nord du Danemark, une plage où la Mer Baltique et l’océan se rencontrent. Beaucoup de peintres y ont élu domicile.

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