Rapport de semestre académique

Rapport Erasmus

Un grand merci à Albert pour son excellent rapport de semestre académique. Voici un exemple de rapport de semestre académique qui peut être demandé lorsque vous étudiez à l’étranger.

Rapport de semestre académique à Singapour en 2004.

Ce semestre a eu lieu à la National University of Singapore (NUS) durant le premier semestre de l’année 2004-2005. Cette université compte parmi les plus prestigieuses d’Asie du Sud-est et accueille tous les ans plus de 30’000 étudiants. Le campus est très grand, à tel point qu’il existe plusieurs lignes de bus internes pour se rendre d’une faculté à une autre.

Immigration

Lorsqu’on arrive sur le territoire, l’immigration de l’aéroport donne un visa touriste valable pendant 30 jours. Une fois les démarches administratives avec l’université effectuées, on doit se rendre à la ICA (Immigration Checkpoint Authority) et faire une demande de visa étudiant. C’est un processus simple mais coûteux en temps. Il faut également payer pour obtenir ce visa. Le prix varie en fonction de la nationalité et il est préférable de payer cash ($100 SGD suffisent à couvrir cette dépense).

Logement

La situation idéale est de vivre sur le campus. Il existe de nombreuses résidences universitaires mais celle qui accueille les étudiants étrangers est la PGPR (Prince George’s Park Residence). L’avantage de vivre sur le campus est simple: on a plus facilement accès aux lieux où se déroulent les cours, mais également aux restaurants universitaires et aux installations sportives. De plus, la proximité avec les autres étudiants permet plus facilement les échanges.

Autrement, on peut vivre en dehors du campus. Plusieurs étudiants peuvent vivre en colocation dans des immeubles d’habitations qui s’appellent condominiums. Le train de vie y est plus calme. On doit chercher à joindre un agent immobilier pour aider dans les recherches et les formalités administratives. Les prix sont de toute manière moins élevés qu’en France pour des appartements de niveau relativement haut. L’inconvénient de vivre en dehors du campus est qu’il faut se préoccuper de faire ses courses, même s’il reste bien évidemment possible de manger dans les restaurants universitaires.

Finances

La monnaie est le dollar de Singapour (env. 1€ = $2 SGD). On remarque rapidement que l’on a un pouvoir d’achat beaucoup plus élevé qu’en France.

On peut ouvrir un compte personnel dans une banque en présentant les justificatifs nécessaires (passeport, student pass). Par exemple, la DBS est une banque de Singapour qui offre une carte de crédit et de retrait pour des frais négligeables. Autrement, il existe d’autres banques Chinoises ou Malaises comme la UOB ou la Maybank.

Santé

Dans le cas où l’on aurait besoin de soins médicaux, il faut s’adresser aux services de l’université. L’université possède son propre hôpital.

En ce qui concerne les vaccins, la ville de Singapour n’en demande aucun. Par contre, dès que vous sortez du territoire, vous devez avoir été vacciné contre les hépatites A, B et C, la fièvre typhoïde et le tétanos. Ces vaccinations doivent être faites plusieurs semaines avant votre départ. On peut consulter un spécialiste et le site de l’OMS (www.oms.int).

Télécommunications

On peut obtenir un numéro de téléphone mobile local en achetant une carte prépayée et rechargeable à volonté. Il existe plusieurs opérateurs ; les plus grands sont M1 et SingTel. Les frais de mise en service sont négligeables et la procédure est très simple.

Transports

Pour utiliser les bus et le fameux MRT, il faut faire l’acquisition de la EZ-link card. Cette carte rechargeable et magnétique est simple à utiliser. Elle vous permet également de payer dans certains commerces, par exemple les restaurants McDonalds.

Les transports en commun ne fonctionnent malheureusement que jusqu’à minuit. On prend ainsi souvent le taxi. Celui-ci est aussi beaucoup moins cher qu’en Europe. On devra cependant veiller à vite connaître les principales routes car les détours improvisés peuvent être une spécialité asiatique ! En dehors de ces quelques centimes de plus, les taxis sont une valeur sûre car les compteurs à Singapour sont très sévèrement contrôlés par les autorités. Les chauffeurs peuvent aussi devenir des relais culturels intéressants.

Vie académique

L’université est très grande et de nombreuses matières y sont enseignées. Le système de cours est similaire à celui des Etats-Unis. Chaque module est constitué de « lectures » (cours magistraux en amphithéâtre ; environ 150 personnes) et de « tutoriaux » (travaux pratiques en petit groupe ; environ 25 étudiants). Les modules sont en général assez lourds, c’est-à-dire que la quantité de travail personnel est élevée; la moyenne est 3 à 4 modules par semestre.

Les modules sont bien structurés et des supports de cours d’excellente qualité sont fournis. Le système informatique interne permet d’échanger, de télécharger et de consulter de nombreux documents d’où que vous soyez.

Les cours peuvent être assez techniques dans le sens où ils font appels à des connaissances et à l’application de concepts mathématiques spécialisés. Le rythme des cours est élevé, et il faut veuiller à ne pas se mettre en retard car celui-ci se rattrape difficilement.

Stage

Si vous comptez effectuer un stage à Singapour, il faut tout d’abord de la patience et du courage. En tant qu’étranger, on a toutes les peines du monde à se faire une place. Naturellement, le plus tôt on commence les recherches, plus on a de chances de réussite. Mais il reste néanmoins quelques difficultés.

La notion de stage n’est pas la même en Europe et en Asie. A Singapour, on entend par stage un séjour où l’on découvre ce monde jusque-là mystérieux de l’entreprise. Les tâches sont typiquement limitées et la durée courte (2 mois pendant les vacances).

Ensuite, la plus grosse difficulté vient de l’immigration. Voici en quelques mots la situation : puisque ce stage est dans le cadre de l’établissement français (et non celui de la NUS), cela implique un nouveau visa (« Work Permit » ou équivalent) car le « Student Pass » expire à la fin du semestre. De ce fait, l’entreprise doit accepter d’accueillir l’étudiant sous ce statut et de remplir toutes les formalités administratives correspondantes. Une fois sur place, la chambre de commerce franco-singapourienne (www.fccsingapore.com) fournit de l’aide pour ces démarches administratives et pour trouver des opportunités.

Excursions

Malgré sa diversité culturelle, Singapour n’offre qu’une perspective limitée de l’Asie. Lorsqu’on s’aventure dans les pays voisins, on a l’opportunité de découvrir d’autres cultures, styles de vie et cuisines.

Malaisie (Péninsule) : De Singapour, quelques heures en train ou en bus vous emmènent dans des endroits exotiques ou urbains. Kuala Lumpur et ses tours Petronas ne doivent pas être manquées ! Plus loin, riche en histoire, l’île de Penang récemment secouée par le tsunami ne manquera pas de surprendre. Autrement, un saut sur Pulau Tioman fait découvrir cette île sauvage et singulière.

Malaisie (Bornéo) : la compagnie low-cost Air Asia propose des vols de Johor Bahru (Malaisie, face à Singapour) à Bornéo. Ce mode de transport est idéal pour les étudiants, mais âmes sensibles s’abstenir, car le gilet de sauvetage vient parfois en option ! Une fois arrivé, on a le choix entre plages exotiques et désertes ou ascension du Mont Kinabalu (4100m). Tous deux offrent des moments inoubliables. Une fois en Malaisie, il ne faut pas non plus rater ces plats à base de nouilles sautées (« Nasi goreng »), le plat national.

Thaïlande : la compagnie low-cost Tiger Airways (fiable et sûre car filiale de Singapore Airlines) emmène dans cette monarchie parlementaire de confession majoritairement bouddhiste. Les « locaux » sont chaleureux et accueillants et l’atmosphère est agréable. Il ne faut pas manquer de goûter aux fameux potages à base de nouilles assaisonnées de l’incontournable « fish sauce ».

Bilan

Au-delà du plan strictement académique du semestre, l’émerveillement est continu dans cette culture asiatique. Le système éducatif à l’américaine et le consumérisme de Singapour comme modèle de réussite capitaliste au cœur de l’Asie sont surprenants. Un étonnant brassage de cultures entretient le charme de cette ville cosmopolite. Les pays voisins offrent des repères de comparaison (culture, niveau de vie, etc.) importants pour mieux saisir toute la singularité de Singapour.

Fraîchement débarqué d’un avion venu d’Europe, après quelques 10 heures de vol, le choc culturel s’installe. Si l’on s’en donne l’occasion, ce sentiment ne s’éteint jamais. Ceci est l’un des rares moments de la vie où l’on a la chance de pouvoir absorber une quantité inépuisable de nouvelles connaissances et sensations. C’est un enrichissement pour la vie !

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