Rapport de séjour à l’étranger

Rapport Erasmus

Voici un exemple de rapport de fin de séjour à l’étranger, Guillaume étudiant en école de commerce avait écrit ce rapport pour l’obtention d’une bourse Erasmus.

Rapport de fin de sejour a l’étranger

A) Vie pratique

Logement :

 

La faculté s’est occupée de trouver, à moi comme aux autres étudiants Erasmus, un logement dans une résidence étudiante. Selon la taille des chambres les loyers variaient de 190€ à 250€. J’avais une chambre de 18m2 pour 190€ par mois, bien équipée avec une salle de bain, une cuisine et le mobilier suffisant pour y vivre (lit, armoire avec penderie, étagère, bureau et une chaise). Tout était en très bon état, rénové et propre. La caution pour le logement était de 200€. Elle fut restituée en fin de séjour après inspection du logement par le concierge.

La résidence comprenait une salle de sport, une salle Internet, deux laveries, ainsi qu’un bar-club étudiant. D’un aspect général, le prix des logements à Berlin est bien inférieur à ceux des grandes villes françaises. Le seul inconvénient était l’éloignement de la résidence par rapport au centre ville.

Argent :

 

La vie coûte moins cher à Berlin qu’en France notamment pour les achats courants en supermarché comme pour les restaurants et les vêtements. Les Allemands ont l’habitude de tout payer en liquide. Ne soyez pas surpris si un distributeur de billets vous propose de retirer 1000€. Il est bien sur possible de payer avec une carte bancaire mais la plupart des commerçants n’acceptent que les cartes allemandes.

Si vous disposez d’une carte allemande, veillez à bien retirer de l’argent dans les distributeurs de votre banque ou des ses partenaires. Dans le cas contraire, des commissions vous seront comptées. Le montant de ces dernières peut se montrer très élevé.

Santé :

 

N’ayant pas eu besoin de consulter un médecin je ne puis dire grand chose sur ce sujet. Il est néanmoins nécessaire de se munir d’un formulaire E128 pour pouvoir bénéficier de la gratuité des soins. Il existe à Berlin une catégorie de médecins francophones.

Télécommunications :

 

Il est possible de s’équiper de puces téléphoniques allemandes à condition de déverrouiller son mobile au préalable. Les puces (sans abonnement) sont accessibles à partir de 15€. Il est possible de téléphoner avec son portable français mais il faut souligner le coût excessif des communications. Un appel d’un mobile français basé à l’étranger coûte 1€ la minute, que l’appel soit à destination de la France ou de l’Allemagne.

En ce concerne l’Internet, nous avions quelques connexions dans une pièce de la résidence, mais dans la majorité des cas, je n’utilisais que les salles informatiques de l’école.

Vie universitaire :

 

J’étudiais à la FHTW de Berlin. Si le fonctionnement est semblable à une celui d’une université, les cours dispensés ont un aspect beaucoup plus technique. La moyenne d’âge des élèves est de 25 ans environ. La plupart d’entre eux ont déjà connu une expérience professionnelle et reprennent ici la suite de leurs études. Les relations avec les étudiants allemands ne furent pas particulièrement amicales. La plupart d’entre eux n’ayant même pas connaissance des origines des « Erasmus ».

Néanmoins je n ai pas remarqué d’antipathie particulière lors de discussion avec eux. Les professeurs ne prêtaient pas spécialement attention aux étudiants étrangers pendant les cours. Ayant pourtant conscience de la barrière de la langue, ils allégeaient les thèmes à étudier et étaient moins exigeants lors des examens de fin d’année.

Vie quotidienne :

 

Le climat de Berlin n’est pas des plus attirant. Entre septembre et février, il a alternance de soleil et de nuages. Ces derniers étant les plus présents il est conseillé de bien se vêtir. L’hiver, sans être qualifié de rude, n’est pas des plus cléments. Même lorsque le soleil brille, le vent nous rappelle à l’ordre et ne nous autorise aucun écart vestimentaire.

Durant mon semestre je n’ai pas été amené connaître beaucoup d’Allemands. Il est bien difficile de s’intégrer à un groupe de « locaux » en venant de l’étranger. Même les rencontres lors de soirées ne se sont pas concrétisées par un début d’amitié. Néanmoins les relations avec les quidams de la rue se passèrent bien.

Le respect des règles de la part des Allemands est un quotidien. Par exemple, vous serez surpris de voir les voitures laisser traverser les piétons, qu’il y ai un passage ou pas et quelle que soit la couleur du feu. Le rythme de vie est différent de celui de la France. Une journée de travail commence tôt pour finir tôt. Les pauses de midi sont réduites au minimum. Les magasins et entreprises restent ouverts en continue. On ne peut pas en dire autant des administrations et des organismes sociaux qui non seulement ne sont pas ouverts tous les jours mais qui en plus proposent des horaires d’ouverture limitées et contraignantes.

Le système de transports à Berlin est bien développé. On peut y trouver des bus, des S-Bahn (mixe entre train et métro), des tramways dans l’Est de la ville et des métros dans l’Ouest. Vers minuit, tous ces modes de transports s’arrêtent sauf les tramways qui fonctionnent 24h/24h. Cela est également le cas pour les S-Bahn le week-end. Les taxis sont présents en nombre dans toute la ville.

La nourriture allemande n’est pas des plus fine. Bradwurst et Currywurst sont les plats les plus consommés. Il est à noter que la nourriture chinoise et turc est également très répandue vu l’importance de ces deux communautés.

Il faut remarquer que Berlin est une des dernières villes en Europe ou la mouvance Punk existe toujours. Se déplaçant en bande de 10 à 50 personnes ils ne créent pas de problèmes, importunant les gens pour demander un peu de monnaie, rien de plus. Aux antipodes se trouvent les skinheads. Nettement moins avenants, ils se déplacent également en groupe mais d’un nombre réduit. Ils ne sont à aborder sous aucun prétexte. Certaines connaissances en ont fait la désagréable expérience.

Il est à souligner qu’il existe toujours une différence de mentalité entre les Berlinois de l’Est et ceux de l’Ouest. Ils se côtoient mais ne se mélangent pas toujours. Il est dit qu’un Berlinois né à l’Est ne vivra jamais à l’Ouest et inversement. Si cela peut paraître exagéré, la presse et la publicité font toujours mention de ces différences. La période de décembre est propice aux marchés de noël. Il y en a plusieurs dans la ville, du plus typique au plus « moderne » avec manèges de foire et barbe à papa.

Stage :

 

Apres mon semestre académique, j’ai effectué un stage de 5 mois au Luxembourg dans une société chargée, entre autre, de l’établissement de rapports financiers d’OPC. J ai trouvé ce stage via une élève de mon école (ECE Lyon) qui effectuait elle aussi un stage dans cette entreprise.

La semaine de travail est de 40h. Pourtant au sein de mon département, les horaires étaient assez flexibles, permettant de s’adapter à l’intensité de l’activité. Le département où j’évoluais était constitué de 20 personnes à majorité féminines. Les relations interpersonnelles étaient excellentes et l’ambiance de travail agréable.

Le Luxembourg compte 300.000 habitants. Environ 80.000 travailleurs étrangers viennent quotidiennement travailler dans le pays. Il est dit avec une pointe d’ironie que les Luxembourgeois sont les Suisses de l’Europe et que la plus grande crainte d’un Luxembourgeois est ce que peut penser son voisin. Les loyers à Luxembourg sont extrêmement élevés. Je louais un studio d’environ 35m2 dans le quartier de la gare au prix de 750€ par mois. Ce niveau de prix se trouve dans la moyenne pour ce type de surface.

B) Bilan et suggestions

Ces séjours passés à Berlin et à Luxembourg furent des expériences largement positives et très enrichissantes. Le plus grand apport de ces longs séjours à l’étranger fut de vivre en immersion totale et de côtoyer non seulement les habitants locaux mais également les étudiants erasmus.

Le contact avec autant de personnes différentes eut une influence positive sur moi et sans m’en rendre forcement compte, j’ai changé certaines habitudes que j avais. En découvrant d’autres habitudes, d’autres façons de penser, on en arrive à modifier la sienne.

Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières pendant ces séjours si ce n’est les habituelles taches administratives liées à mes arrivées. Je conseillerai donc de les traiter le plus rapidement possible et de préparer certains documents nécessaires avant le départ.

Concernant mon projet professionnel, le semestre et surtout le stage m’ont conforté dans mon envie de travailler à l’étranger. La découverte d’un nouveau pays, d’une nouvelle mentalité est pour moi très attirante et permet de s’ouvrir l’esprit.

C’est à chaque fois un peu comme un nouveau départ ou l’on doit ré-établir son mode de vie. Avant de partir, j ai pris contact avec quelques étudiants de mon école qui étaient partis à Berlin l’année précédente. Ils m’ont expliqué ce qui m’attendait, les types de cours à l’école, l’ambiance de la ville. J’avoue que ces quelques renseignements furent utiles.

L’administration de l’école berlinoise m’avait trouvé un logement avant même mon départ. Une fois sur place, elle nous a communiqué les informations nécessaires pour les taches administratives. Je tiens à souligner la gentillesse et le professionnalisme du personnel concerné. Je recommande à toute personne de partir étudier à l’étranger tant les apports culturel sont nombreux. Cette expérience restera sans aucun doute l’une des plus enrichissantes qu’il m’ait été donné de vivre.

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